En ce début d’année c’est le moment propice à faire des voeux et à se fixer des objectifs. C’est le moment des grandes résolutions : « bon, cette année j’arrête de fumer », « je décide de pratiquer du sport pour perdre du poids », « j’arrête de râler », etc.

Nous avons tous envie de ces changements en profondeur ! Mais au moment de faire le grand saut c’est le blocage, la peur du vide, l’angoisse du néant qui nous immobilise.

Nous avons tous connu cette situation et il nous arrive plus souvent de nous arrêter ou de faire demi-tour ou de reporter… plus que de raison !

Notre éducation, notre environnement nous amène à pratiquer l’auto-censure, l’interdiction absolue sous peine d’être jugé comme un fou ou une personne déraisonnable. Des mauvaises décisions, de l’inaction, des décisions prises à notre place ont des conséquences souvent inattendues.

Exemple

  • Qui aurait pu prévoir l’élection de Trump ou de Macron ?
  • Qui aurait pu anticiper les bouleversements et les enjeux climatiques et environnementaux ?
  • Qui aurait pu anticiper l’émergence des gilets jaunes ?
  • Qui aurait pu croire au transhumanisme, à la physique quantique ou aux bienfaits de la méditation ?

Les avancées scientifiques dans de nombreux domaines nous invitent à être modestes face aux questions qui se posent encore à nous tant sur le plan politique que dans le domaine scientifique : physique, neurosciences, biologie moléculaire,etc.

Il est plus raisonnable de douter des raisons qui nous empêchent de changer (habitudes, croyances, peurs par exemple) que du contraire.

Pour ma part on m’a pris pour un fou quand j’ai annoncé :

  • que j’arrêtais de boire, de fumer et de manger de la viande,
  • que j’allais quitter chacun de mes CDI pour des raisons morales,
  • que j’irai à 5000 mètres d’altitude pour voir un monastère en Himalaya et vivre la sobriété heureuse,
  • que j’allais me marier pour la seconde fois avec une jeune femme connue quelques mois auparavant.

J’ai rencontré 100 fois plus de personnes qui m’en croyaient incapables que de personnes qui me poussaient à vivre mes aspirations et mes envies.

« Avancer c’est faire deux pas en avant et un pas en arrière »

Personne ne dit que de prendre une décision est une chose facile et sans embûches mais une chose est sure : si vous y croyez, c’est possible. Un conseil : ne vous jetez pas dans le vide sans une bonne assurance. Donnez-vous tous les moyens de réussir.

Mais par pitié, à un moment, prenez la décision qui vous parait la plus juste pour vous et pas nécessairement la plus raisonnable pour les autres.

Le seul moyen de s’émanciper des mauvaises habitudes est de les remplacer par de nouvelles, libératrices et émancipatrices.

Cela nécessite de la discipline et un courage certain à la pratique de l’exercice mais personne n’a dit que c’était facile.

Qu’il s’agisse d’un pas de géant ou de la pratique des petits pas, l’important est d’avancer et de vérifier si vous aviez raison ou si vous n’avez pas échoué faute de courage.