Choisir sa voix par Fanny DELAIGUE (Artiste, Comédienne, Chanteuse, Danseuse, Coach…)

J’ai toujours baigné dans la musique. Je n’ai pas un souvenir sans. Des trajets  en famille où on chantait tous dans la voiture, à n’importe quel chemin en bus ou à pieds pour l’école, le boulot, rejoindre des amis avec mon casque sur les oreilles, en passant  par les cours de piano et de danse petite….je n’ai pas du tout pensé en faire mon métier avant mes 19 ans! Pour moi la musique, la danse, le chant, l’art, la scène c’est avant tout des passions, des partages avec mes amis, ma famille, des moments où j’avais besoin de sortir de l’école, les études, des petits soucis de la vie, ça m’a toujours aidé exprimer ces émotions qu’on a parfois du mal à sortir et qui nous empêche d’avancer, ou au contraire celles qu’on ressent qui nous remplissent tellement de joie qu’elles sortent bien au delà du corps, du cœur et de l’esprit.

Je ne savais pas du tout quoi faire après le Bac. J’avais quelques pistes, quelques idées mais rien qui me faisait vibrer. « Choisis un travail qui te plait et tu n’auras plus à travailler un seul jour de ta vie »…. On en n’était pas encore là. J’ai fais un an d’hypokhagnes, sans conviction profonde, mais avec acharnement, puis une année de fac d’anglais (LLCE), avec beaucoup de plaisir. Je me disais cette année là que j’avais peut être trouvé ma voie ! J’aime beaucoup l’anglais, la langue, la culture anglaise et américaine.
Et cette même année j’intègre, toujours pour le plaisir d’à côté, une troupe de comédie musicale à Montpellier. On chante, on danse, on joue, je rencontre des gens passionnés, par la même chose que moi, on se croit à Broadway, on rit, on vibre, on frissonne….et une des filles de la troupe, Emmanuelle Maribas, préparait l’entrée pour l’Académie Internationale de Comédie Musicale. Je découvre alors à ce moment là l’existence de ces écoles de rêve, à la Fame ou Un Dos Tres (série que je regardais en boucle étant plus jeune).

Tout ça réveille une flamme en moi qui ne s’est jamais éteinte depuis.

J’ai besoin de rêver.

On n’a qu’une vie. Une. Et pourquoi pas…pourquoi pas se lancer…faire l’école…2 ans et voir ensuite….

Je trouve avec mes parents un compromis sécurité : je finis ma 3ème année de licence mais je monte quand même à Paris pour préparer une éventuelle rentrée l’année d’après et passer l’audition pour l’école.
Août 2010. Ma vie bascule. Fac par correspondance, Sorbonne, cours de danse le matin, recherche de colocation, garde d’enfants le soir dans une famille, je suis admise à l’Aicom.

Entre temps je pars en stage de danse à New York en Octobre 2010. Boum. Grosse claque.

Claque artistique, émotionnelle, passionnelle….

ma flamme grandit, encore et encore, je voit sur scène Mary Poppins… je crois que c’est vraiment en voyant ce show que je me suis dis que je voulais que toute ma vie me procure autant de sensations extrêmes que pendant ce voyage. Que c’était tellement fort et bon que ça valait le coup de se battre et de bosser cœur et âme pour ressentir ça au quotidien.
Tout s’enchaîne ensuite, prêt étudiant, rentrée à l’Aicom en Septembre 2011, 2 ans de formation de dingue qui m’ont transformée, appris à me connaître mieux, qui m’ont demandé de me dépasser, physiquement, mentalement…et puis les rencontres se passent, les profs me proposent des petits projets, des castings par ci par là, où je n’étais pas prise mais qui m’ont faite avancer et m’ont fait comprendre qu’il fallait se battre, toujours, ne rien lâcher, travailler, ne pas perdre sa flamme, jamais, aimer ça, se donner….et puis Le Livre de la Jungle.

Mon premier spectacle professionnel,

mes premiers cachets d’intermittente, première tournée de Zeniths….bref…je réalise seulement aujourd’hui que ce jour là, dans la case profession, je pouvais écrire « Artiste ».

Depuis je ne fais que ça, des spectacles, des concerts, des trios, de la création, de la danse et je donne des cours, parce que pour moi transmettre cette passion est tout aussi fort que de la vivre. Et la flamme ne s’est jamais éteinte. Elle est toujours là, les sensations, les émotions sont toujours plus fortes, sur chaque projet’ sur chaque scène, les rencontres toujours plus incroyables, et je me couche chaque soir en me disant que ça valait le coup. Que chaque journée vécue vaut chaque goutte de sueur, chaque remise en question et chaque minute de travail acharné pour en arriver où je suis aujourd’hui.

Fanny DELAIGUE, octobre 2016

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AICOMLa première école de Comédie Musicale en France

Depuis 2004, l’AICOM a formé plusieurs générations d’artistes reconnus sur la scène professionnelle. Mamma Mia, Le Roi lion, Love Circus, Cabaret, Résiste, Cats, Le Bal des vampires, Un Violon sur le toit, Les Misérables, Robin des bois, Roméo et Juliette, Madiba, Notre-Dame-de-Paris, Fame, Grease… : toutes les productions sélectionnent des diplômés de l’AICOM. Au-delà de la scène, des étudiants poursuivent leur carrière en tant qu’assistant à la mise en scène, auteur, compositeur, producteur, professeur, chorégraphe, chargé de production…


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Note de Jean-Luc concernant Fanny DELAIGUE : Fanny a tout d’une grande. De ces personnes qu’on rencontre dans une vie en sachant qu’on a croisé un maître, un ange, une étoile. Une étoile qui brille de mille feux ! Le parcours qui est le sien est exemplaire car c’est à force de ténacité et de courage que Fanny se hisse aujourd’hui en haut de l’affiche.

Mais c’est surtout pour ses qualités humaines rares et précieuses que nous l’aimons. Son humilité est à la hauteur de sa générosité. Sa simplicité n’a d’égal que sa gentillesse. Sa folie n’a rien à envier à ses ambitions. Cette troupe « Résiste » et son esprit de camaraderie, de partage et de simplicité était fait pour elle. Nous l’aimons et le crions bien fort !

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A suivre dans : vieux mais pas obsolète